attentat contre charlie hebdo: une affaire de stasis entre musulmans en france

 

Antonia Soulez

 

Il y a trois jours, le 7 janvier 2015 à 5 heures de l’après-midi, j’ai appris par un coup de fil ce qui s’est passé le matin-même dans les locaux de Charlie Hebdo. J’étais chez moi et travaillais. Je ne savais pas. 

La nouvelle m’a saisie. J’ai bien sûr tout de suite pensé à l’événement danois quelques années auparavant à cause des caricatures contre le prophète Mahomet et bien sûr, plus près de nous au cas Merah.

Personnellement, j’ai toujours trouvé la caricature formidable et j’admire le talent de ces dessinateurs rapides. Il faut des ferments critiques de cette nature dans un pays, comme les humoristes sur scène, bien sûr; il faut aussi que ceux qui les regardent ou les écoutent ne se sentent pas heurtés dans leurs convictions. L’équilibre pour ne pas dire équilibrisme, est difficile. Art complexe qui exige tact, adresse, et sens de la nuance, du courage aussi, le dessin caricatural montre en grossissant le trait, par la déformation, en même temps que par rapide allusion rapide, au lieu d’expliquer. De la finesse en grossissant le trait, ce n’est pas simple. Telle est pourtant la force de la caricature. Pas de discours. Juste le fait tel qu’il s’expose dans les règles d’un art de l’exagération en principe juridiquement «cadrée» par la non-transgression d’ «abus». On ne peut pas caricaturer n’importe quoi n’importe comment. Le triste exemple des sordides numéros de Dieudonné n’est pas loin. Certes, la frontière entre la dérision et l’abus est difficile à tracer. Il reste que, par son caractère offensif, le dessin doit éviter de tuer. Le dessin, c’est comme les mots. Il en est de blessants, de tueurs même si la plume et le crayon qui livrent à la vue de tous une critique, laissent en vie. 

En ce moment, la nouvelle de l’attentat arrive comme une bombe, une autre. Le nombre de tués, de blessés, est énorme. Ce tir professionnel à l’arme automatique survenu brutalement à l’insu des parisiens au travail, à 11 heures du matin, les conséquences immédiates, la course poursuite qui suivit, la vision de quelques personnes montées sur le toit de l’immeuble visé, les prises de vue dans le stress, la vue d’en haut que ces personnes ont, captant les deux assassins en noir cagoulés qui après avoir tiré sur un policier, s’engouffrent sans tant de hâte dans une voiture noire, tout cela est proposé au parisien aux nouvelles télévisées, diffusées en cascade plusieurs fois ad nauseam. Si c’est la peur que les auteurs de l’attentat ont voulu provoquer, ils ont réussi leur coup. Mais si ce sont nos sociétés occidentales dont ils veulent la mort, non ! Plus juste est le diagnostic que j’ai entendu parmi les commentaires, que ces assassinats visent à diviser la communauté musulmane, à la porter contre elle-même. Dans un pays comme la France, c’est gravissime si leur scission fait la nôtre. Mais les toutes récentes nouvelles sur le meurtre hier de quatre personnes du supermarché cacher Porte de Vincennes, montrent que la cible des dessinateurs en appelle une autre presque aussitôt, celle des juifs.

L’émotion est donc grande. On est tous atterrés, effrayés par la dimension du crime ciblé perpétré contre quatre dessinateurs-journalistes de grand talent, quatre professionnels de la drôlerie impertinente, à orientation politique. Puis à nouveau un crime qui rappelle l’affaire Merah. Les manifestations n’ont pas attendu, dans un Paris engorgé par le trafic, dont certains quartiers sont surveillés, sinon même bouclés. J’aime Paris, et je vis ma ville de naissance comme occupée, sillonnée par la protection qu’elle exige. Ce sont des moments d’exceptionnelle tension populaire appelant nous tous à comprendre ce qui se passe chez nous, au regard des évènements du monde, hors de chez nous. Beaucoup de messages fusent en tous sens entre nous, d’encouragements, bougies à allumer, appels à soutien, depuis le plus lointain étranger. 

Je viens de voir le film Timbuktu. Magnifique pour les yeux. Pas de la caricature. Mais de l’art. Puis j’ai écouté les explications de l’anthropologue André Bourgeot sur la suggestion de Marie-José Mondszain. Timbuktu (le titre conserve le «i») ne nous est pas montré dans ce film mais un village isolé du désert. Manquent les fameuses portes magnifiques de Tombouktou. Le couple Touareg est présenté pour plaire au regard occidental comme un «couple» très aimant, très soudé. Peu plausible, précise l’anthropologue, du moins tel que ce couple s’affiche dans son intimité domestique, à l’entrée d’une tente où la vie semble paisible. L’anthropologue insiste sur le fait qu’ils sont de peau plus claire qu’en réalité. Il connaît tout de ces ethnies différentes, leurs us et coutumes, leur habillement, leur art. Ce film est magnifique mais trompeur. Les salafistes djihadistes qui s’abattent sur ces nomades et sèment la terreur avec leurs interdits, apparaissent plus nuancés et réflexifs qu’on n’imaginerait. Reste cependant un dialogue impossible. Pas de négociation concevable entre les lois d’Allah et la liberté individuelle à laquelle aspireraient ces nomades. Le film a été proposé au festival de Cannes en vue d’obtenir la palme d’or. Interviewé, Sissoko le cinéaste mauritanien, s’est expliqué sur son film, très finement, en homme cultivé et connaisseur. Mais il nous manque des clefs, plus politiques, avec des fils plus intriqués qu’il ne parait, des éléments éclairants depuis les évènements libyens que nous avons encore en mémoire.

Sous le coup de ce film, on nous bombardait encore il y a trois jours à la radio des effets d’opinion provoqués par Soumission, le dernier livre paru aujourd’hui de Houellebeck. Livre sujet à caution avec des protagonistes que son auteur anime, sans dire où il place sa préférence. Je n’ai pas eu le temps de le lire. Je ne suis pas sûre d’avoir envie de le lire. Houellebeck aurait dit que la religion de l’Islam était pure connerie. Mais dans les images qu’on nous a montrées aujourd’hui de la foule des manifestants à Paris place de la République, des pancartes affichaient «les religions aux chiottes !». 

Vive l’art, son ironie. Mais pas pour jeter au panier les religions et, comme on a dit, «désacraliser les religions». Cette voie est très mauvaise, et nullement critique. Elle nous aliène les non-violents qui croient, en les mettant du même côté que les illuminés qu’on appelle les «fous de Dieu». L’amalgame menace. Or ces actes de grande violence terroriste fomentés par des professionnels de guerre poussent à l’amalgame exprès. C’est leur but. On fait leur jeu. Le langage avant-hier matin est devenu celui de la «guerre», guerre contre la France en réplique à la guerre qu’elle mène avec d’autres en Irak et, il y a peu, celle menée au Mali. Le résultat est le prix qu’en payent les musulmans qui ne cherchent qu’à vivre leur vie en Europe et ont fait ce choix. Pourquoi est-ce le «but» de ces terroristes ou des groupes qui les commanditent? C’est ce à quoi je vais essayer de répondre.

En ce moment, on est en plein dans les troubles que nous cause de tous côtés un certain islamisme venu des avancées de Daesh ou l’EI pour l’instant localisées. On sait la séduction qu’il exerce sur les jeunes par la voie d’internet. On commence cependant à dire que certains d’entr’eux voyant le cours des choses évoluer commencent à réfléchir. Mais combien? 

Jusqu’à maintenant, un équilibre délicat a été observé dans notre pays où musulmans, juifs et chrétiens sont appelés à vivre en bonne entente. C’est cet équilibre de tous les instants qui est menacé avec l’assassinat de la liberté de la presse, «c’est à dire de la liberté de penser» comme il a été dit à Charlie Hebdo, avant-hier matin. 

Il s’agirait, disions-nous, de vengeance en riposte aux guerres en Irak en particulier et l’an dernier au Mali. Nous serions punis d’avoir voulu combattre Daesh. Traduisez: les musulmans en France sont de mauvais musulmans. Nous abritons des traitres. Certains l’ont dit aussi des juifs qui mettent en question la politique israélienne vis à vis des palestiniens. Mais ce parallèle ne vaut que pour indiquer la scission dont les extrémistes peuvent désirer l’aggravation, pas pour les situations concernées en réalité fort éloignées. 

Il est possible que vouloir s’attaquer à ces courants en allant les combattre sur place soit une erreur de stratégie. On entre dans «le piège terroriste» qu’ils nous tendent car ils n’attendent que ça pour diaboliser en bloc l’Occident, «l’insensé» qui les humilie, les considère comme des barbares d’un autre âge, des primitifs sans culture. Le châtiment qui nous attend serait dans l’ordre des choses. C’est le destin à leurs yeux, et en le suivant, ils le réalisent comme ils en rêvent. Le fatalisme dont l’expression revient mainte fois et de façon appuyée dans Timbuktu, le film dont je viens de parler, est le spectre qui fascine le plus, renfermant une «justice», et en vue d’elle un sacrifice de soi, jusqu’à sa propre valeureuse disparition. Cependant, le 7 janvier, les hommes en noir, cagoulés dont on apprend qui ils sont, ces frères d’une trentaine d’années originaires d’Algérie, nommés Kouachi, agissant plus vraisemblablement au service d’Al Qaida, ne se sont pas fait sauter la cervelle. Ce n’est pas un attentat kamikaze pour la belle cause religieuse.

Or le fatalisme est l’attitude la plus régressive qui soit dans nos sociétés. Elle est un erreur de conception sur l’histoire, la politique, le développement de l’humain. Cependant, à leurs yeux, le déni du fatalisme est notre déraison. 

Je dis «ils», mais «ils», c’est qui au juste? A cette heure, il reste des zones d’ombre. L’on parle de différents mouvements concurrents, ainsi entre l’EI et Al Qaida. Les terroristes recherchés ne seraient pas des musulmans croyants, respectant le Coran, fréquentant la mosquée. C’est impossible vu leurs agissements qui contreviennent à l’Islam, le vrai. Car il y a les «bons» et les «mauvais». Soit ! Les musulmans vont parler, ils ont déjà parlé. C’est bien. Cependant, cette prise de parole les expose. Certains commencent à dire qu’ils craignent de se rendre à la mosquée, en France. Devant ce renvoi manichéen d’une alternative infernale entre bon et mauvais musulman dont la France devient le siège, que faire? 

Dommage que l’écrivain et grand intellectuel Abelwahab Meddeb ne soit plus de ce monde. A une plus vaste échelle, disons globaliste, il est aussi des personnalités pour craindre une généralisation du terrorisme visant rien moins que l’occident, ses valeurs, sa liberté, sa richesse. Oui, une guerre sans merci d’un autre genre serait déclarée entre les «Lumières» et l’obscurantisme, expressions qui sont couramment contrastées en ce moment, cela veut dire en bref la modernité et le moyen-âge. Or la modernité n’est pas si belle et il fut un temps où le moyen-âge lui fut beau. 

Les Grecs anciens avaient deux mots pour la guerre: polemos, dirigée vers un ennemi désigné à l’extérieur, et la stasis, intérieure au groupe social. Platon a thématisé cette distinction. Nicole Loraux a écrit sur la stasis, hantise des cités grecques. La question devient: quelle guerre au sens d’une «stasis» mènent ces terroristes? «Qui» sont-ils eux qui se cachent, circulant à l’insu de tous, infiltrant les groupes sociaux et les universités, vivant deux vies, l’une éventuellement irréprochable au grand jour (quand ils ne sont pas des repris de justice), l’autre clandestine, fuyante, souterraine? 

Aujourd’hui, c’est bien de cette nouvelle forme de stasis, de guerre interne, que nous souffrons. Mais de quelle «stasis» interne à quoi? Non celle que nous chercherions à causer contre nous-mêmes, mais de celle que ces fondamentalistes fanatiques voudraient qu’on cherche pour qu’ils nous montrent ainsi du doigt: en ciblant la stasis entre musulmans vendus à l’Occident, l’attaque est destinée à supprimer la notion-même d’ennemi de guerre au sens extérieur. Le mal serait en/chez nous. Plutôt s’en prendre à la morale de l’ouest, aux droits de l’homme, à ce que nous prenons pour la «civilisation». L’attaque vise nos belles idées, le refus du destin inéluctable, notre manière de regarder devant, toute une philosophie qui s’inculque dès l’école, dont la pénétration est perçue comme une vaste mise en question des valeurs autres que les nôtres. Que nous en soyons parfois même critiques, notre éducation à l’argumenter, nos façons d’en discourir jusqu’à en fragiliser les principes en les soumettant au débat d’idées, tout cela les exaspère. Vouloir anéantir le rire des caricaturistes, c’est aussi non seulement viser la liberté de pensée, mais notre triomphalisme rationaliste tandis qu’à leurs yeux, nous mènerions avec nos idées éthiques, le monde. Ces «valeurs» que nous proclamons si haut, au pays des «juifs et des croisés» comme ils disent, les fait littéralement enrager, et plus encore, le fait que nous soyons capables d’en discuter. 

Stasis est une guerre qui divise une communauté dont le salut selon nous, serait le rassemblement. De fait, le mot «rassemblement» signale bien le style interne de cette nouvelle «guerre». C’est en ces termes de «rassemblement» que notre président Hollande l’autre soir a montré face à quel danger il fallait que nous restions soudés. 

On a parlé avant-hier d’ «union nationale» et même d’»union sacrée». L’expression est forte, révélatrice. Du coup, tout le monde ne mérite pas d’en être ! L’extrême droite et d’autres se sentent visés à juste titre. Un «nous» se formerait, plus exclusif. Son caractère «exclusif» serait signe de conviction plus grande. Un «nous» trop inclusif inviterait au doute sur les intentions. A cette heure, la question en vient donc à se politiser, en France. Surprenant, ce langage du sacré dans un esprit républicain laïc pour un français d’aujourd’hui ! Cela veut aussi dire, et les musulmans l’ont tout de suite entendu, rester ferme ensemble avec les musulmans face à ces terribles menaces qui les dénoncent au fond comme des traitres à la cause de l’Islam. Bref, pour y revenir, les musulmans sont pris en étau entre deux mondes qui veulent se les approprier. 

Mais si l’agresseur est bien celui que nous redoutons maintenant, ceux qui veulent fissurer par une nouvelle forme de stasis, l’être-ensemble auquel nous tenons et que nous espérons affermir contre eux, la cible qu’ils se donnent en visant les musulmans intégrés en France que nos brillants caricaturistes viendraient protéger contre leur fondamentalisme, est bien le pire des maux qui nous guette. On est en train d’en mesurer l’ampleur funeste.

Apparemment, ce n’est plus le colonialisme dont nous avons été coupables, qui est en cause. Ce siècle n’offre plus le même visage. Une page est tournée. A moins que le globalisme en soit une nouvelle forme qui ne dit pas son nom. Car l’ennemi interne est diffus et sans visage, aujourd’hui. Il est aussi partout comme le terrorisme, masqué, voilé, insaisissable, non localisable, échappant à la prise sur terre ferme. La question se pose «où» sont-ils? «Qui» et «où», voilà ce qui est au cœur du questionnement maintenant. C’est à se demander si cette version larvée de désir d’extermination de ce que nous sommes à leurs yeux, n’exprime pas – dans une relation de miroir –une sorte de déconvenue profonde, inavouable. Je m’explique.

Il faudrait selon cette logique qu’on soit plus expansionniste, qu’on aille en cow-boys à l’américaine, conquérir ces contrées et se les soumettre pour les «coloniser». Or, ce n’est plus ce que les européens cherchent. Mon hypothèse un peu osée est la déception que cela peut entraîner de l’autre côté. La colonisation a fait son temps, c’est du passé. Même l’Amérique d’Obama s’en désintéresse qui regarde dans une autre direction (le Pacifique). Fini le temps des conquêtes. Il est possible que ce désinvestissement déçoive paradoxalement l’EI ou Daesh ou d’autres courants, et qu’ils n’attendent que le regain d’un esprit de conquête vers eux, prouvant qu’ils comptent à nos yeux, nous qui, selon eux, voudrions leur écrasement. 

Que les femmes doivent se soumettre à l’homme comme l’homme à Dieu, est dans le droit fil de cette Raison là, que nous tenons ici pour une déraison. Les femmes sont un danger, elles pensent, elles travaillent, et représentent une menace: la libération, dont l’homme, petit de sa mère, chéri par le père, hésite à choisir la voie. Plus libres en paroles, elles secouent le joug de la négativité dont elles ont pâti au fil de l’histoire. Elles en tirent le fruit, comme les minorités qui ont souffert d’être écrasées, ont grandi en intelligence, du fait-même de leur passivité historique (ainsi les Juifs, ou les exploités, selon Adorno), par l’effet dialectique d’une réflexivité redoublée sur leur condition. On sait dans notre pays que les maghrébines au collège travaillent mieux que les garçons, se surpassent, et nourrissent l’ambition de se libérer plus tôt que les jeunes maghrébins. Les filles ont plus de franc parler. Les garçons eux, ont peur, habitués qu’ils sont à vivre de leurs avantages d’être des fils, à l’abri sous influence. La légitimité dont on se prévaut peut devenir à terme une arme qui se retourne contre celui qui est persuadé de la posséder en quelque sorte «par transmission».

On commence à dire d’un point de vue peut-être plus psychanalytique que le problème de ces «fous de Dieu» est la femme, le fait qu’elle existe. Je pense que cette ligne de réflexion doit être approfondie, qu’il y a peut-être plus d’un lien entre la haine de la femme et cette folie. 

Ainsi, je perçois deux pistes de réflexion:

1. la division interne qui est recherchée dans le piège de laquelle il serait bon d’éviter de tomber, de même que dans toute paranoïa, il est préférable de ne pas entrer dans une structure de relation qui la nourrit à la plus grande satisfaction du malade, et 

2. la haine de la femme, ancrée et constitutive qui ferait de l’homme (masculin) son humanité d’homme par légitimité reconquise dans le regard halluciné vers Dieu.

Le problème reste cependant qu’à notre époque en ce siècle, il parait inconcevable de rester chez soi en laissant les pays se débrouiller avec leurs conflits. De plus, il est important d’identifier la source terroriste qui à cette heure n’est pas encore complètement élucidée même si on en apprend un peu tous les jours et même d’heure en heure. Le drame ayant eu lieu, on doit bouger solidairement, mais comment, tous les pays ensemble, mais il en est qui ne nous rejoindront pas. 

Toutefois, je pense que la diffusion des nouvelles à grande échelle, les media, internet, les discours et la grandiloquence, tout va dans le sens contraire à l’attitude qui devrait peut-être être maintenant adoptée, à savoir: vigilance sans excitation et réserve verbale, mais aussi construction d’une politique solidaire face à une pareille menace qui ne soit pas forcément militaire. Le discours, les armes? Plutôt, les actes et une concertation efficace, sans bruit.

On en parle trop et l’on parle trop ! Daesh et compagnie sont au spectacle sur nos écrans. Quelle aubaine - pour eux !

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  ΧΡΟΝΟΣ 21 (01.2015)